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Nous proposons de vous présenter la version la plus répondue sur les origines du kung fu wing chun kuen. Selon une des légendes les origines du wing chun kuen remonterait au temple de Shaolin du Sud.

En 1664 la dynastie des Ming, qui régna de 1368 à 1644, est renversés par les Mandchou, une armée paysanne dirigée par Li Tseu-tch’eng. Les Mndchous pénètrent à Pekin et y fondèrent une nouvelle dynastie Qing. Comme on peut le supposer, ce renversement du pouvoir ne convient pas à tout le monde. Des foyers de résistance se créent et on suppose que certains rebelles ont cherche le refuge également à Shaolin.

Les Mandchous décidèrent de détruire le berceau des arts martiaux, car il était supposé un centre de l’opposition. En 1760 ils menèrent une première attaque sur Siu Lum du Nord et ses petites filiales. Un grand nombre de moines mourut. Les survivants se dispersèrent en Corée et au Japon. Peu de temps après, ils incendièrent le Temple de Sud, dont 5 moines seulement, selon la légende, s’échappèrent : Chi Shin, Pak Mei, Fund To Tak, Miu Hin et une none, Ng Mui. En réalité on peut supposer qu’ils furent plus nombreux…

Ces survivants donnèrent naissance aux cinq principales écoles du Sud. Certains s’installèrent dans les petits villages, en voulant ne pas attirer l’attention. D’autres se mirent à enseigner afin de survivre. D’autres encore créèrent des triades (ou participèrent à leur création) et des mouvements d’opposition.

Selon une des légendes, 5 maîtres de Shaolin du Sud ont souhaité proposé un système « révolutionnaire », qui aurait pu être enseigné plus rapidement et reposerait davantage sur des principes que sur un nombre important de techniques. Pour un nombre important d’école, une place importante parmi les 5 maîtres, était occupé une none Ng Mui. Certains avancent même, que c’est elle, en observant un combat entre une grue et un serpent, inspiré par les gestes de la grue, à commencer à travailler sur élaboration d’un nouveau style. Il faut avouer que le système de combat du poing de la grue, Hok kuen, est très présent dans le sud de la Chine et en particulier dans la région Fujian.

Mais il est également intéressant de s’attarder un instant sur le nom de la none, à savoir Ng qui signifie 5 en cantonnais.

None Ng Mui enseigne le nouveau style à sa disciple Yim Wing Chun

Au même moment, une jeune fille dénommée Yim Wing Chun avait croisé la route d’un brigand et suite à une insulte, le jeune homme voulait l’épouser de force. Ng Mui aurait pris sous ailes la jeune fille pour lui enseigner à se défendre et donc relever le défi. La jeune disciple s’avéra plutôt doué et elle a pu vaincre et se libérer de l’engagement forcé et imposé par le jeune brigand.

Elle continua à pratiquer le nouveau système avec la none Ng Mui.

Bien plus tard Yim Wing Chun rencontra et se maria à Leung Bok-chau, à qui elle enseigna ce nouveau art martial.

L’époux, Leung Bok-chau pratiquait déjà un kung fu classique, probablement un style de Shaolin, mais il a dû reconnaître la supériorité de son épouse lors d’un combat amical. Alors il est devenu le premier disciple et après la mort de sa jeune épouse, il a nommé le nouveau style de combat avec le nom de sa femme : wing chun kuen !

Après la disparition de Yim Wing-Chun, suite à une maladie, Leung Bok-Chau intégra la troupe de l’Opéra, qui se déplaçait sur une jonque rouge. Ici, il enseiga le nouveau système aux membres de la troupe et en particulier à Leung Lan-Kwai, Wong Wah-bo et Leung Yee-Tai. Il s’est avéré que sur la jonque rouge, se cachait également l’ancien abbé du monastère de Shaolin, Chi Sim. Ce dernier enseigna la forme du bâton long à Leung Yee-Tai. Plus tard, déjà sur la terre ferme, Wong Wah-bo et Leung Yee-Tai enseignèrent le nouveau système à Dr Leung Jan, à Foshan.

Dr Leung Jan était un herboriste localement reconnu. Pendant une période d’interdiction des opéras, Leung Jan est devenu élève de Leung Yee Tai et Wong Wah Bo.

Il s’avéra un très bon pratiquant et il rendu le nouveau système de combat connu dans Foshan, par ses prouesses martiales mais également par des nombreux défis relevés et emportés. Il s’agit également de la première personne de ce récit figurant dans les documents officiels et prouvant son existence et la pratique d’un système de combat. Mais nous nous retrouvons faces à des contradictions au sujet des ses descendants, certains parles d’un, deux voire même 5 fils… Le problème est qu’aucun d’eux n’aurait repris le commerce familial, alors que dans la tradition chinoise, cela revient à ses descendants. De plus, il se retira à son village natal Kulo à la fin de sa vie.

La continuité d’enseignement à Foshan aurait été assuré par Chan Wah-Shun, dont l’élève le plus connu a été Yip Man. En effet, Yip Man après des études faites à Hong Kong et après avoir occupé le poste de capitaine des patrouilles de la police à Foshan, s’installa à Hong Kong vers 1950. Il commença à enseigner publiquement vers 1951, mais en refusant toujours le titre de Sifu et se faisant appeler oncle Man (Man Sok)! Yip Man a eu un nombre important des élèves, dont Bruce Lee. Certains de ses élèves ont emporté des victoires dans les combats de rue, ce qui a permis d’établir une certaine réputation de son enseignement. Yip Man est décédé le 2 décembre 1972, à l’âge de 79 ans, mais sans avoir désigné de successeur…

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